WAR MACHINE

La Communauté française est devenue une machine de guerre

" La Communauté française a eu une utilité tant que la Région bruxelloise n'existait pas. Aujourd'hui, elle est devenue une machine de guerre contre les Flamands, et un facteur de déstabilisation de la Belgique.

Comment voulez-vous que les Flamands respectent Bruxelles, si on leur dit en même temps qu'on construit une fédération Wallonie-Bruxelles contre eux ? Pour que la Belgique retrouve un équilibre, il faut cesser ce jeu d'alliances entre la Wallonie et Bruxelles. Et répéter ceci : la Région bruxelloise, elle n'est pas francophone, elle est bruxelloise !

L'enseignement doit être régionalisé. Cela permettrait aux écoles bruxelloises de mieux prendre en compte les spécificités liées à l'immigration, et cela aiderait leurs élèves à devenir bilingues (...) "

Qui dit tout cela ? et bien plus encore ? Philippe Destatte, directeur de l'Institut Jules Destrée.

bruXsel info

De Franse Gemeenschap is een oorlogsmachine

"De Franse Gemeenschap had een nut zolang het Brussels Gewest niet bestond. Vandaag is het een oorlogsmachine tegen de Vlamingen geworden, en een destabiliseringsfactor van België.

Hoe wilt u dat de Vlamingen Brussel respecteren, als men hen tezelfdertijd zegt dat men een federatie Wallonië-Brussel uitbouwt tegen hen? Opdat België een evenwicht terugvindt moet men dit alliantiespel tussen Wallonië en Brussel stoppen. En het volgende herhalen: het Brussels Gewest is niet Franstalig, het is Brussels!

Het onderwijs moet geregionaliseerd worden. Dat zal het de Brusselse scholen mogelijk maken beter rekening te houden met de specifieke thema's die verband houden met de immigratie, en het zou hun leerlingen helpen tweetalig te worden (...)"

Wie zegt dat ? en nog veel meer ? Philippe Destatte, algemeen directeur van het Instituut Jules Destrée

Vertaling: Philippe Van den Abeele,overgenomen van Nieuw Pierke - Forum over democratie - http://www.nieuwpierke.be/forum_voor_democratie/nl/node/804

bruXsel info
 

Le Vif/L'Express

(...) Les francophones envoient sans cesse ce message : il faut unir la Wallonie et Bruxelles, comme ça, on sera deux contre un, et la Flandre sera perdante. C'est un message nocif (...)

Politiek.net

(...) De Franstaligen sturen zonder ophouden deze boodschap: we moeten Wallonië en Brussel verenigen, zo zullen we met twee tegen een zijn, en is Vlaanderen de verliezer. Dit is een schadelijke boodschap (...)

 

« Les francophones ont fait le jeu de la N-VA »

Non, les Flamands ne sont pas responsables de la crise. Wallons et Bruxellois ne doivent pas unir leurs destins. Philippe Destatte, le directeur de l'Institut Jules Destrée, s'inscrit à rebours du discours dominant.

Il n'y a pas de Belges, mais des Wallons et des Flamands », écrivait Jules Destrée, dans une lettre au roi, en 1912. Un siècle plus tard, le portrait du député socialiste orne le premier étage du centre de recherche qui porte son nom, à Namur. « Un tableau réalisé par Isidore Opsomer, un peintre anversois, portraitiste officiel d'Albert Ier », sourit Philippe Destatte, auteur d'un ouvrage de référence sur l'histoire récente de la Belgique (1), rédigé en collaboration avec Marnix Beyen, de l'université d'Anvers. « La preuve qu'un Wallon et un Flamand peuvent très bien travailler ensemble », glisse-t-il. Interview.

- Le Vif/L'Express : En Flandre, les nationalistes totalisent désormais près de 50 % des voix. Les francophones doivent-ils trembler ?

Philippe Destatte : Je ne pense pas. La N-VA mord sur l'électorat du Vlaams Belang. Que l'extrême droite flamande s'affaisse, c'est plutôt une bonne nouvelle pour les Wallons.

- Vous ne décelez pas, dans le discours de la N-VA, de l'agressivitéà l'égard des Wallons ?

A l'époque où le nationalisme flamand était incarné par la Volksunie, certains partis wallons discutaient avec ses représentants. L'acquis du fédéralisme belge, c'est cette tradition du dialogue, en amont de la réforme de l'Etat. Le Rassemblement wallon y a beaucoup aidé. Un peu comme la Volksunie, ce parti comprenait des personnalités très diverses, des gens qu'on a retrouvés ensuite dans d'autres partis, comme Jean Gol, Etienne Knoops, François Perin chez les libéraux, Yves de Wasseige au PS, Paul Lannoye chez Ecolo, ou encore Paul-Henry Gendebien chez les sociaux-chrétiens...
Les responsables du Rassemblement wallon et de la Volksunie se parlaient. En 1975, le sénateur Lode Claes (VU) et le ministre Robert Moreau (RW) ont élaboré ensemble un projet complet pour régler le contentieux communautaire. Ces discussions ont préparé le terrain pour les autres partis, et ont permis d'aboutir à des accords sur les principes du fédéralisme.

- Vous reprochez aux francophones d'avoir abandonné cette tradition de dialogue avec les nationalistes flamands ?

Ce qui me frappe, c'est qu'on attribue souvent tous les torts à Bart De Wever (N-VA) et à Alexander De Croo (Open VLD). On oublie que les francophones ont défendu des positions inacceptables aux yeux des Flamands. Leur exigence d'élargir Bruxelles et de revoir le tracé de la frontière linguistique remet en cause tout ce qui a été négocié depuis 1889, c'est-à-dire depuis le moment où on a commencéà territorialiser la réforme de l'Etat. En 1889, la loi sur l'utilisation du flamand en matière répressive prévoit que, dans certaines communes, les Flamands pourront utiliser leur langue en justice. A partir de cette date-là, on va dire : à Gand, à Termonde, à Courtrai, on parle le flamand. Pour la première fois, on trace la frontière linguistique. Depuis 1889, on peut donc dire « Je vis en Flandre » ou « Je vis en Wallonie ». La deuxième étape importante, c'est le compromis des Belges, en 1929.

- Que prévoit ce compromis ?

Sur le territoire flamand, on parle le néerlandais. Sur le territoire wallon, on parle le français. Et à Bruxelles, on est dans une logique bilingue. Ce compromis des Belges, signé par Camille Huysmans et Jules Destrée, est en réalité le compromis des socialistes belges. Mais les autres partis vont suivre. Formulé autrement, ce compromis dit ceci : on arrête de franciser la Flandre et de flamandiser la Wallonie. A l'époque, il existait cette crainte que les ouvriers flamands, de plus en plus nombreux en Wallonie, finissent par y imposer leur langue.

Les nouveaux arrivés hissaient des drapeaux flamands dans des communes sidérurgiques ou minières. Ils venaient avec leur curé, organisaient des messes en flamand. De plus, la loi sur l'enseignement autorisait l'ouverture d'une école en néerlandais partout où un certain nombre de pères de famille le demandaient. Vous pouviez avoir des écoles flamandes à La Louvière ou à Seraing... Les lois linguistiques des années 1930 vont mettre fin àça, et consacrer le principe de territorialité linguistique.

- Vouloir élargir Bruxelles, c'est remettre en cause ce « compromis des Belges » ?

Mais oui ! A part deux ou trois points litigieux, comme les Fourons, le tracé de la frontière linguistique relevait d'un accord entre Flamands et Wallons. En le remettant en cause, les partis francophones ont fait le jeu de la N-VA.

- Joëlle Milquet (CDH), Olivier Maingain (MR-FDF), mais aussi les socialistes Philippe Moureaux et Jean-Claude Marcourt ont plaidé pour un « continuum » entre la Wallonie et Bruxelles. Ce ne sont pas des farfelus...

Le couloir de Rhode-Saint-Genèse, censé relier Bruxelles à la Wallonie, avait déjà été proposé dans les années 1970 par André Lagasse, l'un des fondateurs du FDF. Grâce à l'habileté d'Olivier Maingain, cette idée défendue au départ par une fraction du FDF a été reprise par tout le FDF, puis par l'ensemble du MR, et est aujourd'hui brandie par les quatre partis francophones. Cette évolution m'inquiète. Car elle sape les fondements de la Belgique fédérale, selon lesquels les quatre régions linguistiques - Flandre, Wallonie, Bruxelles, Communauté germanophone - doivent se respecter et ne pas chercher à déplacer les frontières à leur avantage. On ne peut mettre en cause l'acquis fédéraliste, construit patiemment et difficilement depuis la fin de xixe siècle, sans risquer de mettre tout l'édifice par terre. L'autre grande erreur des francophones, c'est la façon dont ils ont humilié Yves Leterme...

- Leterme n'a pas eu besoin des francophones pour affirmer que le problème BHV serait résolu en « cinq minutes de courage politique ».

Il a commis des maladresses. Mais avouons que, du côté francophone, on s'est payé la tête de Leterme d'une façon scandaleuse, alors que c'était un homme de dialogue. En agissant de la sorte, on a affaibli le CD&V. Et renforcé la N-VA.

- Vous vous opposez au rapprochement entre Bruxelles et la Wallonie. En paraphrasant Destrée, vous diriez qu'il n'y a pas de Belges francophones ? Il n'y a que des Wallons et des Bruxellois ?

C'est clair. On le voit constamment.

- Wallons et Bruxellois n'ont pas de destin commun ?

Le fédéralisme combine un besoin d'autonomie et un besoin d'association. S'associer entre Wallons et Bruxellois, cela a certainement du sens. Tout comme cela a du sens de s'associer avec les Flamands. Mais chercher à gommer les différences, ce serait une erreur. Les francophones envoient sans cesse ce message : il faut unir la Wallonie et Bruxelles, comme ça, on sera deux contre un, et la Flandre sera perdante. C'est un message nocif. Comment voulez-vous que les Flamands respectent Bruxelles, si on leur dit en même temps qu'on construit une fédération Wallonie-Bruxelles contre eux ? Pour que la Belgique retrouve un équilibre, il faut cesser ce jeu d'alliances entre la Wallonie et Bruxelles. Et répéter ceci : la Région bruxelloise, elle n'est pas francophone, elle est bruxelloise ! L'enseignement doit être régionalisé. Cela permettrait aux écoles bruxelloises de mieux prendre en compte les spécificités liées à l'immigration, et cela aiderait leurs élèves à devenir bilingues.

- Dans votre schéma, la Communauté française doit disparaître ?

Oui. La Communauté française a eu une utilité tant que la Région bruxelloise n'existait pas. Aujourd'hui, elle est devenue une machine de guerre contre les Flamands, et un facteur de déstabilisation de la Belgique.

Le Vif/L'Express - ENTRETIEN : FRANCOIS BRABANT

(1) Un autre pays, 1970-2000, par Marnix Beyen et Philippe Destatte, éditions Le Cri.

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De Franstalige partijen hebben de N-VA in de kaart gespeeld

Het 'compromis des belges' tussen Camille Huysmans en Jules Destrée in 1929: we houden op Vlaanderen te verfransen en Wallonië te vervlaamsen. En zo kwam de taalgrens van de jaren 1930 tot stand, die moest verhinderen dat het Nederlands in Wallonië rechten kreeg. De Vlamingen die massaal naar Wallonië waren getrokken, moesten zich aanpassen, willen of niet. "Als de Franstalige partijen nu de taalgrens in vraag stellen en Brussel willen uitbreiden, ondermijnen ze de grondvesten van het federaal België en van het compromis des belges", zegt Philippe Destatte, directeur van het Instituut Jules Destrée, die dit verontrustend vindt. "De vier taalgebieden moeten elkaar respecteren en niet proberen de grenzen in hun voordeel te verleggen." Tekst van een interview met een heel andere klok dan van Milquet en Maingain.

Le Vif/L'Express van vrijdag 25 juni publiceerde een interview met Philippe Destatte, directeur van het Instituut Jules Destrée, onder de titel: "De Franstaligen hebben de N-VA in de kaart gespeeld." Samenvatting vooraan: Neen, de Vlamingen zijn niet verantwoordelijk voor de crisis. Walen en Brusselaars moeten hun lot niet aan elkaar binden. Philippe Destatte, directeur van het Instituut Jules Destrée, heeft een heel ander verhaal dan het dominante discours.
Inleiding tot het interview: "Er zijn geen Belgen, maar Walen en Vlamingen", schreef Jules Destrée in een brief aan de koning in 1912. Een eeuw later hangt het portret van de socialistische volksvertegenwoordiger op de eerste verdieping van het onderzoeksinstituut in Namen dat zijn naam draagt. "Een schilderij van Isidore Opsomer, een Antwerpse schilder, officiële portretist van Albert I", lacht Philippe Destatte, auteur van een referentiewerk over de recente Belgische geschiedenis (*), geschreven in samenwerking met Marnix Beyen van de Universiteit Antwerpen. "Het bewijs dat een Waal en een Vlaming zeer goed kunnen samenwerken," zegt hij nog.

Dan volgt het interview dat we hier in eigen vertaling overnemen, met toestemming van de auteur en van Le Vif.

- Le Vif/L'Express : In Vlaanderen behalen de nationalisten nu bijna 50% van de stemmen. Moeten de Franstaligen beven?

Philippe Destatte : Ik denk het niet. N-VA knabbelt aan de kiezers van Vlaams Belang. Dat Vlaams extreem rechts ineenzakt, is eerder goed nieuws voor de Walen.

- U vindt in het discours van N-VA geen agressiviteit tegenover de Walen?

In de tijd toen het Vlaams nationalisme belichaamd werd door de Volksunie, discussieerden bepaalde Waalse partijen met hun afgevaardigden. De verworvenheid van het Belgisch federalisme is deze traditie van de dialoog, voorafgaand aan een staatshervorming. Het Rassemblement Wallon heeft hier veel toe bijgedragen. Een beetje zoals de Volksunie omvatte deze partij zeer verschillende persoonlijkheden, mensen die men later terugvond in andere partijen, zoals Jean Gol, Etienne Knoops, François Perin bij de liberalen, Yves de Wasseige bij de PS, Paul Lannoye bij Ecolo, of nog Paul-Henry Gendebien bij de christendemocraten...
De verantwoordelijken van het Rassemblement Wallon en de Volksunie spraken met elkaar. In 1975 hebben senator Lode Claes (VU) en minister Robert Moreau (RW) samen een volledig project uitgewerkt om het communautaire contentieux te regelen. Deze discussies hebben het terrein voorbereid voor de andere partijen, hebben het mogelijk gemaakt tot akkoorden te komen over de principes van het federalisme.

- U verwijt de Franstaligen deze traditie van dialoog met de Vlaamse nationalisten opgegeven te hebben?

Wat me opvalt, is dat men dikwijls alle schuld aan Bart De Wever (N-VA) en aan Alexander De Croo (Open VLD) geeft. Men vergeet hierbij dat de Franstaligen stellingen verdedigd hebben die onaanvaardbaar zijn in de ogen van de Vlamingen. Hun eis om Brussel uit te breiden en de taalgrens te herzien zet alles op de helling wat sinds 1889 werd onderhandeld, dit wil zeggen vanaf het ogenblik dat men begonnen is met de invoering van territorialiteit bij de hervorming van de staat. In 1889 voorziet de wet over het gebruik van het Nederlands in strafzaken dat in sommige gemeenten de Vlamingen hun taal zullen mogen gebruiken in rechtszaken. Vanaf die dag zal men zeggen: in Gent, Dendermonde, Kortrijk, spreekt men Vlaams. Voor het eerst trekt men de taalgrens. Sinds 1889 kan men zeggen 'Ik leef in Vlaanderen' of 'Ik leef in Wallonië'. De tweede belangrijke mijlpaal was het 'compromis des belges', in 1929.
Op het Vlaams grondgebied spreekt men Nederlands. Op het Waals grondgebied spreekt men Frans. En in Brussel zit men in een tweetalige logica. Dit compromis der Belgen, getekend door Camille Huysmans en Jules Destrée, is in feite een compromis van de Belgische socialisten. Maar de andere partijen zouden volgen. Anders geformuleerd zegt dit compromis het volgende: we houden op Vlaanderen te verfransen en Wallonië te vervlaamsen. In die tijd bestond de vrees dat de steeds talrijker wordende Vlaamse arbeiders in Wallonië hun taal zouden kunnen opdringen. De nieuwkomers hesen Vlaamse vlaggen in de staal- en steenkoolgemeenten. Ze kwamen met hun pastoors en organiseerden missen in het Vlaams. Temeer dat de onderwijswet toeliet overal Nederlandstalige scholen te openen wanneer een aantal vaders dat vroegen. Er zouden dus Vlaamse scholen bestaan in La Louvière of Seraing... De taalwetten van de jaren 1930 zullen hier een einde aan maken, en het principe va n de taalgebieden bekrachtigen.
Brussel willen uitbreiden is dus het compromis der belgen in vraag stellen?
Maar natuurlijk! Behalve twee of drie twistpunten, zoals Voeren, is de taalgrens gebaseerd op een akkoord tussen Vlamingen en Walen. Door ze terug in vraag te stellen, hebben de Franstalige partijen de N-VA in de kaart gespeeld.

- Joëlle Milquet (CDH), Olivier Maingain (MR-FDF), maar ook de socialisten Philippe Moureaux en Jean-Claude Marcourt hebben gepleit voor een 'continuum' tussen Wallonië en Brussel. Het zijn geen zonderlingen...

De corridor van Sint-Genesius-Rode, die Brussel zou moeten verbinden met Wallonië, werd reeds in de jaren 1970 voorgesteld door André Lagasse, een van de stichters van het FDF. Dankzij de handigheid van Olivier Maingain, werd deze idee, die aan het begin slechts verdedigd werd door een fractie van de FDF, overgenomen door heel het FDF, en daarna door heel de MR, en er wordt vandaag mee gezwaaid door de vier Franstalige partijen. Deze ontwikkeling verontrust mij. Want ze ondermijnt de grondvesten van het federaal België, volgens welke de vier taalgebieden - Vlaanderen, Wallonië, Brussel, Duitstalige gemeenschap - elkaar moeten respecteren en niet moeten proberen de grenzen in hun voordeel te verleggen. Men mag het federalistisch acquis niet in vraag stellen dat geduldig en moeizaam opgebouwd werd sinds het einde van de negentiende eeuw, zonder het gevaar te lopen heel het gebouw te doen instorten. De andere grote fout van de Franstaligen is de manier w aarop ze Leterme vernederd hebben...

- Leterme heeft de Franstaligen niet nodig gehad om te stellen dat het probleem BHV opgelost zou worden door 'vijf minuten politieke moed'.

Hij heeft flaters begaan. Maar we moeten toegeven dat aan Franstalige kant men hem op een schandalige manier heeft behandeld, terwijl het een man van de dialoog was. Door zo te handelen heeft men de CD&V verzwakt. En de N-VA versterkt.

- U bent gekant tegen een toenadering tussen Brussel en Wallonië. Destrée parafraserend, zou u zeggen dat er geen Franstalige Belgen zijn? Dat er alleen Walen en Brusselaars zijn?

Dat is duidelijk. Men ziet dit voortdurend.

- Walen en Brusselaars hebben geen gemeenschappelijke toekomst?

Het federalisme combineert een behoefte aan autonomie met een behoefte aan samenwerking. Samenwerking tussen Walen en Brusselaars heeft zeker zin. Evenzeer als samenwerken met de Vlamingen. Maar de verschillen proberen uit te wissen, dat zou een vergissing zijn. De Franstaligen sturen zonder ophouden deze boodschap: we moeten Wallonië en Brussel verenigen, zo zullen we met twee tegen een zijn, en is Vlaanderen de verliezer. Dit is een schadelijke boodschap. Hoe wilt u dat de Vlamingen Brussel respecteren, als men hen tezelfdertijd zegt dat men een federatie Wallonië-Brussel bouwt tegen hen? Opdat België een evenwicht terugvindt moet men dit alliantiespel tussen Wallonië en Brussel stoppen. En het volgende herhalen: het Brussels Gewest is niet Franstalig, het is Brussels! Het onderwijs moet geregionaliseerd worden. Dat zal het de Brusselse scholen mogelijk maken beter rekening te houden met de specifieke thema's die verband houden met de immigratie, en het zou hun leerlingen helpen tweetalig te worden.

- In uw schema moet de Franse Gemeenschap verdwijnen?

Ja. De Franse Gemeenschap had een nut zolang het Brussels Gewest niet bestond. Vandaag is het een oorlogsmachine tegen de Vlamingen geworden, en een destabiliseringsfactor van België.

Philippe Destatte is, naast algemeen directeur van het Instituut Jules Destrée, ondermeer professor aan de universiteiten van Paris-Diderot, Reims Champagne-Ardenne en Mons.

Vertaling: Philippe Van den Abeele, overgenomen van Nieuw Pierke - Forum over democratie - http://www.nieuwpierke.be/forum_voor_democratie/nl/node/804

(*) 'Un autre pays, 1970-2000' door Marnix Beyen en Philippe Destatte, Editions Le Cri, 2009. Nederlandse uitgave bij Lannoo: 'Nieuwe geschiedenis van België - deel III, 1950-heden'.

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aparte Brusselse partijen

Als Brussel een volwaardige aparte regio wil zijn, is het logisch dat er enkel aparte Brusselse politieke partijen toegelaten mogen worden. Het zou inconsequent en schijnheilig zijn om Brussel formeel als volwaardige regio af te scheiden van Wallonië en Vlaanderen terwijl de macht er wordt uitgeoefend door partijen die stemmen verzamelen over de regionale grenzen heen. Op die manier wordt de regionalisering een instrument om de macht van de partijen te vergroten in plaats van een instrument om de lokale democratie te versterken.

nederlandstaligheid is essentieel voor Brussel

In een straaltje van 100 km rondom Brussel leven 6 miljoen nederlandstaligen. Brussel ontleent haar belang als hoofdstad vooral aan het economisch gewicht van Vlaanderen. 80% van de economische activiteit in Brussel wordt aangestuurd vanuit Vlaanderen. Brussel is intens verweven met het Vlaamse hinterland. Brussel heeft geen toekomst als het zich van Vlaanderen afsluit door het gebruik van het nederlands in Brussel tegen te werken. De stad zal zo haar eigen slagaders doorsnijden. Als Vlaanderen zich uit Brussel terugtrekt, is de stad verloren. De weigering van heel wat franstalige Brusselaars om het Nederlands als een belangrijke taal te beschouwen is ingegeven door blind anti-Vlaams fanatisme.

La Flandre sans Bruxelles ?

Votre point de vue flaminguant vous aveugle autant que le prétendu "fanatisme anti-Flamand" dont vous parlez. Si Bruxelles ne peut pas vivre sans la Flandre, que dire de la Flandre sans Bruxelles ? La réalité économique bruxelloise s'étend sur 40% du territoire belge. Une étude récente de trends-tendances indiquait que Bruxelles à elle seule représentait près de 10% du PIB flamand.
En réalité, ce que vous ne comprenez pas, c'est que tant que la Flandre ne voudra pas élargir Bruxelles, les néerlandophones y seront hyper minoritaires et donc sans légitimité, peu importe ce qu'il y a autour...

Non à Wallobrux

webmastery a lu ce commentaire de Stéphane Dohet de Philippeville

Pourquoi avoir fédéralisé la Belgique si c'est pour en douce la réunifier via un amalgame nommé Wallobrux ?

La communauté française de Belgique est une institution inutile, coûteuse et perverse. Elle doit disparaître si on veut que la Wallonie devienne un État à part entière.

Agir dans la clarté demande donc que soient reconnus les Bruxellois et les Wallons, comme deux peuples distincts, vivant chacun dans son État.

 

Uitstekende analyse

webmastery heeft dit gekregen van Mark Dubrulle

Uitstekende analyse ! Wij moeten blijven ijveren om van Brussel een volwaardig gewest te maken, waar Vlamingen, Franstaligen en anderstaligen harmonieus kunnen samenleven. Brussel is vaak een model voor België, Europa en de wereld.
 
 

Prochaine étape ?

webmastery a reçu ce message de Eric de Beco

Machine de guerre.

Tout à fait d’accord! Prochaine étape ??
 Cordiales salutations
.

Machine de guerre

Webmastery a reçu ce message de Guy Van de Berg - St Gilles

Si les choses tournent mal pour la Belgique, vu le le désir séparatiste de plus en plus présent en Flandre, il me semblerait logique que Bruxelles et la Wallonie envisage un avenir commun. N'oublions pas que bruxelles est francophone à 85%. Il n'y a donc rien de contre-nature à ce que des populations de culture et de langue communes, misent au pied du mur, décident de se lancer dans une aventure commune.
A vrai dire la démocratie devrait permettre aux citoyens de se prononcer clairement à ce sujet. Vous parler de machine de guerre ! Cela me semble de la désinformation !

Je ne suis pas un Wallon de Bruxelles

Je suis un Bruxellois francophone (et trilingue par utilité). Je ne veux associer mon destin ni à celui de la Flandre, ni à celui de la Wallonie. Je veux de bonnes relations avec nos 2 proches voisins, mais pas de mariage avec l'un, ni avec l'autre.
S’ils veulent l’autonomine, alors : vive Bruxelles Ville-Etat !

« Il n'y a pas de Belges francophones. Il n'y a que des Wallons et des Bruxellois.
S'associer entre Wallons et Bruxellois, cela a certainement du sens. Tout comme cela a du sens de s'associer avec les Flamands. Mais chercher à gommer les différences, ce serait une erreur. »
(Ph. Destatte)
 

Pour qui travaille "Bruxsel" désinfo?

Le texte de Monsieur Destatte n'est pas surprenant: ce Monsieur est un Wallon typique oeuvrant depuis Namur et les Wallons méprisent Bruxelles autant que les Flamands la convoitent.

Bruxelles n'est pas francophone? Que vous faut-il? Une étude de la VUB a montré que les deux langues les plus pratiquées à Bruxelles - que ce soit comme première ou seconde langue - sont le français et l'anglais, le flamand n'arrivant qu'en troisième position. Quant au français il est pratiqué par plus de 90% de la population et sert de lingua franca entre les populations d'origines diverses. Vouloir à toute force, comme vous le prétendez, transformer tous les jeunes Bruxellois en bilingues français-flamand c'est d'une part faire fi de leur volonté - leur avez-vous demandé ce qu'ils préfèrent? - et c'est faire l'impasse sur une autre solution bien plus logique: le bilinguisme français-anglais, plus respectueux de la réalité linguistique et institutionnelle de bruxelles. ces deux langues sont les deux premières dans la ville et ce sont les deux langues diplomatiques pratiquées dans les institutions internationales dont Bruxelles est le siège.

Bruxelles bilingue français-flamand fut une fiction justifiable uniquement dans le cadre de la Belgique et ce fut, pratiquement, le moyen pour les flamands de s'approprier les emplois à Bruxelles. Mais la Belgique disparue, c'est aux Bruxellois à décider ce qu'ils veulent.

Quant à la communauté française "machine de guerre" contre la Flandre c'est assez risible. QUI a fusionné communauté et région, faisant de la région bruxelloise la capitale d'une autre région et niant de ce fait son existence? Le problème des francophones est au contraire de n'avoir jamais été solidaires face aux Flamands. Et c'est la NVA qui parle de cogérer Bruxelles entre communautés avec, à n'en pas douter, la très ferme intention de faire dans cette ville ce que les Flamands ont fait dans le pays pendant des années: revenir sans cesse sur les accords de la veille pour obtenir toujours plus. De ce point de vue, votre site oeuvre pour les intérêts flamands en prétendant faire avaler à tous le enfants francophones et de force - vous ne semblez pas considérer leur préférence - ce qui n'est que la troisième langue de la région. Les Bruxellois francophones qui ne sont plus en âge d'aller à l'école finiraient marginalisés dans leur propre ville. Est-ce votre but? On est en droit de se le demander.

Bruxelles bilingue

Je ne partage pas du tout ce dernier avis. Regardez d’abord les autres pays qui ont une organisation fédérale, en commençant par celui qui nous est le plus proche, la Suisse, avec 4 langues nationales dont 2 dominantes : elle est divisée en 26 cantons. L’Allemagne l’est en 16 Länder, la France en 21 régions, sans compter l’outre-mer, et les Etats-Unis en plus de 100 Etats.
Il serait donc plus sain d’avoir une Belgique composée de 4 régions, Bruxelles, la Flandre, la Wallonie et la région de langue allemande (ce qui facilitera par ailleurs à Bruxelles la vie des associations qui s’adressent à tous les Bruxellois dans la recherche de subsides), l’idéal étant d’avoir un fédéralisme provincial mais cela semble politiquement difficilement envisageable…
Quant au caractère bilingue de Bruxelles, je préfère qu’il soit français-néerlandais, parce que c’est la capitale et que les Flamands doivent pouvoir y être accueillis dans leur langue (ou bien on déplace la capitale à Anvers par ex. !), que français-anglais, parce que cela revient à avaliser un impérialisme linguistique d’un autre ordre que celui que voudraient nous imposer les Flamands, et qui favorisera la population anglophone dont c’est la langue maternelle. Et puis, l’anglais, je me suis toujours dit que c’était facile, jusqu’au jour où je suis tombé sur un bouquin qui m’a forcé à aller voir mon (gros) dictionnaire sans arrêt. Langlais des contacts internationaux, c’est une sorte de piddgin, ou pudding english. Ce serait plus facile de nous mettre tous à l’esperanto, et cela permettrait d’ailleurs par la suite de mieux apprendre les langues des autres communautés linguistiques de ce pays.
A propos, avez-vous écouté la RTBF ce matin ? On pouvait y entendre (voir http://www.rtbf.be/info/matin-premiere/matin-premiere-faut-il-amnistier-les-collaborateurs-236325) un psychanalyste qui émettait des réflexions très pertinentes sur ce qu’avait enduré le peuple flamand dans le passé (je dis bien le peuple, pas la (haute) bourgeoisie en Flandre qui parlait français) et qui le marque encore aujourd’hui (et la psychologie transgénérationnelle nous démontre aujourd’hui que ce genre de traumatisme peut marquer un peuple pendant des siècles).

Le Flamand à Bruxelles doit se mériter...

Certes les 4 régions se justifient et sont préférables au système actuel. Maintenant, j'estime pour ma part que
- la Flandre doit déplacer sa capitale autre part. Il est inadmissible que la capitale d'une entité fédérée (et a fortiori confédérée) se situe dans une autre entité fédérée. Imagine-t-on la capitale de l'Etat de Floride dans le Wyoming ?
- tant qu'il n'y a pas d'élargissement de Bruxelles, il n'y a pas de raison que l'on maintienne le statut bilingue de Bruxelles : le Flamand n'y est pas suffisamment représenté. Le fait que ce soit la capitale ne tient pas la route puisque les revendications flamandes de confédéralisme visent justement à sortir de la logique belge. Si les Flamands veulent vraiment de Bruxelles, qu'ils viennent y vivre et cessent de la mépriser sous prétexte qu'elle est trop francophone à leur goût.
- l'anglais aurait le mérite de sortir par le haut de la guéguerre Flamand/Français et de tourner Bruxelles encore plus vers le monde.
- quant à ce qu'a enduré le peuple flamand, je pense qu'on peut sortir de cette logique de ressassement : sa revanche, la Flandre l'a maintenant et c'est plutôt elle qui devient oppressante. A mon sens, il est grand temps que la Flandre arrête de regarder vers le passé dans la mesure où c'est cela qui provoque un tel emballement nationaliste. Il n'est d'ailleurs guère surprenant de voir que le leader nationaliste flamand du moment est un historien.

Je suis heureux de constater

Je suis heureux de constater qu'il y a d'autres personnes sur ce site qui font à peu près la même analyse que moi. Les flamands ne peuvent pas toiser Bruxelles, feindre qu'elle n'a pas d'existence spécifique et s'attendre à ce que la majorité écrasante des Bruxellois leur fasse des cadeaux. La population bruxelloise souffre déjà bien assez d'un chômage élevé qui résulte d'un "bilinguisme" aussi artificiel que sciemment imposé par la Flandre.

Je mets au défit ce site - qui prétend représenter la volonté des Bruxellois - d'organiser un sondage posant une seule question très simple: "dans l'hypothèse d'un réseau d'enseignement régionalisé et à supposer que la région bruxelloise décide d'organiser un enseignement bilingue dès le plus jeune âge quelle option préféreriez-vous pour vos enfants: le bilinguisme français-anglais ou le bilinguisme français-néerlandais?"