Is Art our Salvation ?

Bruxelles, cœur de l’Europe
Une oeuvre délicieusement poétique et politique de l’artiste international Patrick Marchal.
Bruxelles étendue à la Belgique. La nouvelle carte MICHEMIN est sortie de presse : "Brussels, heart of Europe". Déjà disponible au BOZARSHOP, chez Tropismes, Plaizier, Quartiers-Latins et à l'Archiduc.
Une capitale avec son port international, ses plages, ses forêts d'épineux et ses jardins.
Facilités pour tous les Belges : Bruxelles est la solution et non le problème !
Bruxelles ne peut devenir une monnaie d'échange, mais doit rester un modèle d'échange : interculturel et multilingue.
A l'heure des replis communautaires, à chacun de faire son Michemin et d'envisager Bruxelles comme une capitale possible : celle d'une Europe misant sur la pluralité des identités.
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Brussels, heart of Europe
Een innig poëtisch en politiek werk van internationaal kunstenaar Patrick Marchal.
Brussel spreidt zich uit tot gans België. De nieuwe MICHELIN-kaart rolt van de drukpers onder de benaming "Brussels, heart of Europe". Reeds beschikbaar in de BOZARSHOP, boekhandels Tropismes, Plaizier, Quartier-Latin en bij 'den' Archiduc.
Een hoofdstad met zijn internationale haven, zijn zandstranden, zijn naaldbossen en zijn platteland.
Faciliteiten voor al de Belgen : Brussel is de oplossing en niet het probleem !
Brussel mag geen wisselmunt worden maar moet een wisselwerking mogelijk maken : intercultureel en meertalig.
Nu de gemeenschappen zich op zichzelf terugplooien, zou eenieder zijn landkaart moeten hertekenen met Brussel als mogelijke hoofdstad van een Europa duidend op verscheidenheid van identiteiten
Brussel is het beste exportmodel... laten we het binnen onze landsgrenzen uittesten
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Brussels, heart of Europe
Brussels, heart of Europe
A deliciously poetical and political work by international artist Patrick Marchal
Brussels extended to Belgium: the new Michemin map, "Brussels, heart of Europe", is hot off the presses. Already available at Bozarshop, Tropismes, Plaizier, Quartiers-Latins and the Archiduc.
A capital city with an international port, beaches, forests and many gardens.
Facilities available for all Belgians : Brussels is the solution and NOT the problem.
Brussels cannot be exchanged for change. Instead it should stay as a model of exchange : multicultural and multilingual.
In times of drawing back into separate communities everyone should go halfway and imagine Brussels as the ideal capital of the continent, Europe based on the plurality of its identities.
Brussels is the best model to export ... let us start within our borders.
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Patrick Marchal
Born in Kortrijk in 1956. Started 1978 as a freelance art photographer traveling widely, exhibiting and publishing in Belgium, Italy, France, Germany and New York.
In 1984 he became a multimedia artist. His works and projects include: A new destination for Belgium/Brussels...
After living several years in New York he has now established a home base in Belgium.
Patrick Marchal is a radical humanist, who strongly believes in the potential of every individual. Listening is for him the basic condition to develop ‘the artist in each of us’ (J.Beuys)




Manger le fruit défendu
Webmastery a reçu ce message de José Fontaine suite aux élucubrations de l'artiste Patrick Marchal
Il me semble que cette carte est ce qu'il ne faut pas faire. C'est une manière de donner raison à ce que réprouvait André Molitor (chef de cabinet éclairé de Baudouin Ier): je suis toujours resté étranger à cette mentalité de certains qui considèrent Bruxelles comme existant seule dans le pays. Après cela dire que Bruxelles est le symbole de la tolérance et de l'ouverture, c'est se contredire profondément puisque l'ouverture est ici représentée comme le fait de manger les autres. J'utilise le mot "manger" car c'est ainsi que l'on interprète parfois, au-delà des convictions religieuses, le fameux fruit défendu: ce qui est défendu c'est de vouloir devenir TOUT en supprimant les autres (en les "mangeant"). Si l'on dit en plus que c'est cela la solution, on a peut-être aussi la réponse à la question de savoir pourquoi nous n'avons pas encore dépassé les problèmes communautaires. C'est le fait que certains n'acceptent pas qu'il y ait des différences (car ce n'est pas simple de dire qui n'accepte pas les différences, les partisans de l'unité ou ceux de la diversité? Les deux à mon avis et il n'y a pas de réponse simple.). Drôle de capitale multiculturelle qui impose son modèle culturel à tous. Il faudrait d'ailleurs aussi se souvenir que la Flandre et la Wallonie sont multiculturelles: il suffit de se promener dans n'importe quelle grande ville wallonne ou flamande pour le constater. Et d'ailleurs pas seulement dans les grandes villes. Un jour, à Namur, je suis dans une classe silencieuse où je fais passer un examen. Soudain une forte rumeur se fait entendre. Une étudiante dit: tiens! la Turquie a gagné! C'était exact. C'était pendant le championnat d'Europe de foot en Belgique et Hollande. Et l'école est dans un quartier turc. Je donne aussi cours à Mirwart - un trou perdu ardennais - mais l'école est fréquentée par des gens venant de France, de Wallonie et du Luxembourg, représentatifs de plusieurs pays européens mais aussi, par leurs origines, de très nombreux pays d'Amérique latine et d'Afrique. Trois continents donc et bien plus de langues, dont le néerlandais, sans oublier le wallon et le gaumais, le russe etc. Et même le français.
Bruxelles, capitale de l'Europe
Il me semble que cette carte est ce qu'il ne faut pas faire. C'est une manière de donner raison à ce que réprouvait André Molitor (chef de cabinet éclairé de Baudouin Ier): je suis toujours resté étranger à cette mentalité de certains qui considèrent Bruxelles comme existant seule dans le pays.
Après cela dire que Bruxelles est le symbole de la tolérance et de l'ouverture, c'est se contredire profondément puisque l'ouverture est ici représentée comme le fait de manger les autres. J'utilise le mot "manger" car c'est ainsi que l'on interprète parfois, au-delà des convictions religieuses, le fameux fruit défendu: ce qui est défendu c'est de vouloir devenir TOUT en supprimant les autres (en les "mangeant"). Si l'on dit en plus que c'est cela la solution, on a peut-être aussi la réponse à la question de savoir pourquoi nous n'avons pas encore dépassé les problèmes communautaires. C'est le fait que certains n'acceptent pas qu'il y ait des différences (car ce n'est pas simple de dire qui n'accepte pas les différences, les partisans de l'unité ou ceux de la diversité? Les deux à mon avis et il n'y a pas de réponse simple.). Drôle de capitale multiculturelle qui impose son modèle culturel à tous.
Il faudrait d'ailleurs aussi se souvenir que la Flandre et la Wallonie sont multiculturelles: il suffit de se promener dans n'importe quelle grande ville wallonne ou flamande pour le constater. Et d'ailleurs pas seulement dans les grandes villes. Un jour, à Namur, je suis dans une classe silencieuse où je fais passer un examen. Soudain une forte rumeur se fait entendre. Une étudiante dit: tiens! la Turquie a gagné! C'était exact. C'était pendant le championnat d'Europe de foot en Belgique et Hollande. Et l'école est dans un quartier turc.
Je donne aussi cours à Mirwart - un trou perdu ardennais - mais l'école est fréquentée par des gens venant de France, de Wallonie et du Luxembourg, représentatifs de plusieurs pays européens mais aussi, par leurs origines, de très nombreux pays d'Amérique latine et d'Afrique. Trois continents donc et bien plus de langues, dont le néerlandais, sans oublier le wallon et le gaumais, le russe etc. Et même le français.
Elucubrations?
Je n'ai pas jugé l'artiste lui-même, mais ce que son oeuvre pourrait vouloir dire. Je comprends la réaction des Bruxellois quand on publie des cartes où Bruxelles est oubliée et, évidemment, ceci pourrait être une réaction à cela, bien sûr.
Evidemment aussi, je tiens à redire ici que pas mal de militants wallons soutiennent les régionalistes bruxellois et qu'ils expriment ce soutien sans songer pour cela à une alliance avec Bruxelles contre les Flamands. J'ai toujours été d'accord avec ces militants wallons, depuis la publication de ce que l'on a appelé le Manifeste bruxellois de décembre 2006.