open DEBAT ouvert

Une carte blanche qui fait débat
Le texte "Fusions des exécutifs : bravo les Wallons, au tour des Bruxellois !" de Philippe Van Parijs suscite des commetnaires en sens divers dans le journal Le Soir.
Een opiniestuk dat reakties teweegbrengt
Het opiniestuk "Fusions des exécutifs : bravo les Wallons, au tour des Bruxellois !" van Philippe Van Parijs krijgt veelvuldige en verschillende commentaren in dagblad Le Soir.
bruXsel forum*
in Le Soir (courrier des lecteurs)Le professeur Van Parijs récidive
Le professeur Van Parijs avait déjà habitué les lecteurs du Soir à d'incessantes attaques contre la Communauté française, lieu de rencontre et de solidarité entre la Wallonie et Bruxelles.
Est-il nécessaire de lui rappeler que cette même solidarité a permis la création de la Région bruxelloise après une durée de près de dix années de frigo institutionnel ? Est-il dès lors opportun de tenter de diviser les francophones de ce pays (NDLR : comme il le fait sans sa Carte blanche publiée le 28 mars) à la veille d'une négociation institutionnelle qualifiée déjà par tous les observateurs patentés de décisive ?
Son analyse de la fusion des exécutifs wallons et de la Communauté française est, de surcroît, très subjective. Les promoteurs de celle-ci n'ont pourtant pas manqué de rappeler qu'elle sera suivie d'une association renforcée de ce nouveau gouvernement avec celui de la Région bruxelloise.
Dans sa Carte blanche, le professeur cite des pourcentages repris dans une étude de la VUB relatifs au sentiment d'identification des Bruxellois. Il omet cependant un chiffre essentiel de cette même étude, qui est celui de la langue parlée et comprise par ceux-ci. Plus de 95 pour cent des habitants de la capitale sont à même d'utiliser le français comme langue véhiculaire. Si c'est donc celle-ci qui les fédère, pourquoi dès lors persister, comme il le fait, à vouloir la rabaisser au rang d'une langue parmi bien d'autres dans un espace linguistiquement aseptisé.
Le professeur Van Parijs, après avoir prôné la scission de BHV, l'abandon des facilités dans la périphérie et le refus d'un couloir entre Bruxelles et la Wallonie, ne s'aligne-t-il pas sur les positions flamandes les plus radicales ? Tout cela devrait permettre aux francophones de le qualifier de cheval de Troie du mouvement flamand en Communauté française.Jean-Luc Robert
Philippe Van Parijs n'est pas un traître à sa communauté
Jean-Luc Robert (courrier des lecteurs du 1.4.08) qualifie le Professeur Van Parijs de « cheval de Troie du mouvement flamand en Communauté française ».
Bruxellois de nationalité française, je m'oppose à la vision dépassée d'un Bruxelles constitué de deux communautés mutuellement exclusives et si obsédées par l'idée de gagner du terrain sur l'autre qu'elles en handicapent linguistiquement les jeunes de la capitale.
Comme beaucoup, je revendique mon appartenance à la communauté cosmopolite des Bruxellois et non à la Communauté française de Belgique.
Je ne nie pas que le français soit la lingua franca à Bruxelles. Mais que 95,5% des Bruxellois maîtrisent le français (dont les 28.2% de néerlandophones, les 7.4% d'hispanophones, les 6.5% d'arabophones etc.) n'autorise pas à enrôler dans des combats communautaires belgo-belges les Bruxellois étrangers ou d'origine étrangère (+/- 50% des habitants).
Un intellectuel qui défend une vision ouverte et généreuse de Bruxelles n'est pas un traître à sa communauté mais une chance pour Bruxelles et donc pour la Belgique. Même s'il dérange ceux qui, ici et là, sont englués dans ces veilles querelles.Théo Linder (Français de Bruxelles)




Van Parijs récidive...
Eh oui...
C'est que ce professeur (flamand, mais payé par la CFB) s'autorise de ses titres pour asséner des chiffes qui sortent d'une étude douteuse et sont supposés étayer des vues très flamandes...
Non, Théo (qui ne faites évidemment pas partie de la C-ommunauté française de Belgique, juste de la c-ommunauté française de Bruxelles, où vous êtes très bienvenu, d'ailleurs!), ce ne sont pas des vues ouvertes et généreuses, et après de nombreuses autres sorties très orientées que J-L. Robert a justement rappelées, le voilà qui vient parler des Bruxellois et de "leur petite ville", en prônant le sous-régionalisme d'une fusion communauté-région...
Ne vous laissez pas abuser!
Ca pourrait être drôle!
Alors là, c'est pas banal! Une autorité intellectuelle, professeur à l'UCL vient avec des idées aussi dangereuses que la co-gestion de Bruxelles (et les droits des Bruxellois, il en fait quoi?) et l'imposition artificielle de l'anglais au détriment de la langue majoritairement parlée ici et on le qualifie de "généreux"? En quoi est-il généreux? Que nous propose-t-il qui nous soit favorable? Citez-moi une seule chose, dans ce Manifesto qui soit à l'avantage des Bruxellois!
Heuuuu
Sans vouloir pinailler, je me demande bien d'où sortent le chiffre de 28.2% de néerlandophones?
Lors des dernières élections, les partis flamands n'ont représenté que 15% des voix. Alors d'accord, peut-être que des néerlandophones votent pour des partis francophones... mais je ne suis quand même pas sûr que la moitié d'entre eux le fassent!
Qu'on essaye systématiquement de rajouter du poids à une des communautés, cela doit aussi cesser. Bruxelles est majoritairement francophone. Mais doit assurer un rôle bilingue de par sa nature de capitale belge et de point de ralliement des communautés. Elle doit aussi être gérée démocratiquement ce qui n'est pas le cas (moitié de ministre fr, moitié nl). A quand plus de transparence? (audits, recensement linguistique, consultation populaire???)
Recensement linguisitique
Pour info, la VUB a récemment fait un tel recensement:
http://www.brusselsstudies.be/PDF/FR_51_BruS13FR.pdf